Nom
officiel |
Union des Comores |
Nom
courant |
COMORES |
Code
ISO |
COM |
Continent |
Afrique |
Superficie |
1 860 km² |
Fête
nationale |
6 juillet |
Fête
nationale (événement célébré) |
Commémoration de
l'Indépendance (1975) |
Population
de la capitale (agglomération) |
60 000 habitants |
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La
Grande Mosquée de Moroni
(Grande Comore) |
Capitale
fédérale : Moroni
Chaque île a une certaine autonomie
Capitale de Mohéli : Fomboni
Capitale d'Anjouan : Mutsamudu
Estimation de population : 750 000
habitants
Monnaie : le Franc
Comorien. Autrefois indexé sur le franc français,
il est maintenant ancré à l'euro (1 euro = 492 FK),
ce qui lui a évité de nombreuses dévaluations
et lui donne une certaine valeur par rapport aux autres monnaies
de la région (Madagascar ou le Mozambique n'ont pas cette
chance...) |

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Le Mausolée du Président
Abdallah à Domoni (Anjouan) |
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Situées à
l'entrée nord du Canal du Mozambique, les quatre îles
des Comores sont d'origine volcanique, à des âges
différnets. La plus ancienne, Mayotte, commence à
s'enfoncer dans l'océan. Sa barrière de corail laisse
encore deviner la forme qu'elle avait... il y a quelques millions
d'années. D'une cinquième île, ne reste plus
qu'un récif coralien qui affleure à peine la surface
de l'eau : le Banc du Geyser, situé entre Mayotte et Madagascar. |
Climat
Les Comores, au climat tropical
humide, sont balayées par l'alizé du sud-est et
la mousson du nord-ouest; la saison chaude et humide dure de novembre
à mai. La saison relativement fraîche et sèche
se prolonge de mai à octobre. Les précipitations
sont partout abondantes, suivant un rythme tropical (pluies d'été
austral); il tombe 2 600 mm à Moroni (Grande
Comore), 2 100 mm d'eau à Mutsamudu (Anjouan),
mais les climats varient suivant l'exposition aux vents et l'altitude. |

(Cliquez
sur le nom de chaque île zoomer, sur le nom
des villes
pour accéder à la page qui leur est consacrée) |
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Mohéli, Anjouan et
la Grande Comore sont géographiquement inégalement
développées, suivant l'ancienneté de leur apparition,
entre le miocène et le quaternaire. Mohéli est constituée
d'un plateau de basaltes recouverts de tufs; Anjouan (1 595 m
à son point culminant) est un massif évidé
avec des crêtes aiguës. La Grande Comore a un volcanisme
actif et, du fait de la perméabilité des jeunes basaltes,
manque d'eaux de surface. Le volcanisme récent vaut à
ces îles des sols de qualité, mais l'érosion
est importante à Anjouan. |
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L'histoire du peuplement
est mal connue. Les Comores ont d'abord été peuplées
par des populations métissées d'Africains et d'Indonésiens
; ces derniers ont introduit la pirogue à balancier, la
riziculture de brûlis et développé la culture
du cocotier et de la banane plantain. Le fond de peuplement est
cependant constitué de Bantous, assujettis et islamisés
par des minorités arabes venues, du Xe siècle
au XVIe siècle, du sud de l'Arabie et de
Zanzibar. Ces « nobles » créèrent
de petites villes côtières; des esclaves cultivaient
leurs domaines, alors qu'une partie des premiers occupants se
réfugiait dans les Hauts. Unifié à Anjouan
et à Mohéli, le pouvoir était, à la
Grande Comore, morcelé entre douze sultanats sans cesse
en conflit.

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Au XVIe siècle,
les Portugais prirent temporairement le contrôle des Comores. Au
XVIIe siècle, les navigateurs européens,
en route vers les Indes, prirent l'habitude de faire escale aux Comores.
Au XIXe siècle, des Malgaches s'établirent
à Mohéli. Partout, des aventuriers européens accaparèrent
une bonne part des terres, les exactions des planteurs provoquant des
révoltes. La France dut intervenir, mais elle ne remit pas en cause
les spoliations foncières. En 1841, les Français prirent
le contrôle de l'archipel; un traité officialisa en 1843
le rattachement de Mayotte aux possessions françaises de l'océan
Indien. De 1865 à 1886, la France établit son protectorat
sur l'archipel. Les planteurs de plantes à parfum (jasmin, ylang-ylang)
possédaient près de la moitié de la Grande Comore,
40 % d'Anjouan, 20 % de Mohéli. Peu à peu, beaucoup
de terres furent rétrocédées. En 1946, l'archipel
put envoyer des députés au Parlement français. À
l'issue du référendum de 1958, le statut de territoire d'outre-mer
fut choisi. Le nationalisme ne se manifesta vraiment qu'en 1972 et aboutit
à l'organisation d'un référendum, le 22 décembre
1974, qui remporta 95 % de « oui » dans l'ensemble de l'archipel,
excepté à Mayotte où le « non » l'emporta.
Avec bien des difficultés, Mayotte fut rattachée à
la France dont elle devint une collectivité territoriale. Le 6
juillet 1975, Ahmed Abdallah, grand commerçant d'Anjouan, proclama
unilatéralement l'indépendance des Comores et, le 8, fut
élu président.
Les Comores ont connu une succession de régimes et de coups d'État,
dans lesquels des mercenaires français ont le plus souvent joué
un rôle essentiel: renversement du « père de l'indépendance »,
le président Ahmed Abdallah en août 1975; en 1978, renversement
de son successeur, le président Ali Soilih, par un coup d'État
d'Ahmed Abdallah soutenu par des mercenaires français et sud-africains;
assassinat d'Ahmed Abdallah en 1989. Des élections générales
portèrent alors à la tête de l'État, Saïd
Mohamed Djohar (ou Johary), mais celui-ci, âgé et versatile,
dut quitter le pouvoir en septembre 1995 après une nouvelle
invasion de l'île par des mercenaires français. En 1992,
une nouvelle Constitution fut approuvée par référendum.
En septembre 1995, le mercenaire français «Bob» Denard
tenta un nouveau coup d'État, qui fut mis en échec par l'armée
française.
En mars 1996, Mohamed Taki Abdoulkarim accéda à la
présidence de la République dans un climat politique incertain.
En proie à une grave crise économique, Anjouan et Mohéli
proclamèrent unilatéralement leur sécession de la
République fédérale des Comores en août 1997
et demandèrent leur rattachement à la France. En mai 1998,
le président M. Taki dut faire face au mécontentement général
et procéda à la destitution du Premier ministre, Nourdine
Bourhane, et à la constitution d'un nouveau gouvernement. La mort
brutale du président en novembre amena Tadjidine ben Saïd
Massounde au pouvoir. Chargé d'assurer l'intérim jusqu'à
la tenue des prochaines élections présidentielles, ce dernier
avait déjà été nommé Premier ministre
en 1996 et président du Haut Conseil de la République
des Comores, par M. Taki. |