Une mission scientifique
va étudier, début 2005, la densité en algues et préparer
une “récolte” d’algues. C’est une ressource
considérable pour la santé, la cosmétologie et l’agro-alimentaire.
Hier à Saint-Pierre, au siège de l’administration
des Terres
australes et antarctiques françaises (TAAF),
a été signée la première convention entre l’Université
et les TAAF, pour la conduite d’une étude technico- économique
sur la ressource en algues des Kerguelen, à l’initiative d’un
scientifique, le docteur Park et avec le soutien de la CIVIS, communauté
de communes.
Découlant de cette convention, une expédition scientifique
se prépare sur le Marion Dufresne, du 10 janvier au 21 février
2005, dont l’équipe a été présentée
hier aux signataires de la convention.
Autour de l’administrateur des TAAF, François Garde et du président
de la CIVIS et maire de Saint-Pierre, Michel Fontaine, cette signature a
réuni d’autres élus de la CIVIS, les universitaires
Patrick Bachèlery -représentant le président Svizzero-
et Jean-Claude Pieribattesti, le docteur Park, à l’origine
de ce projet d’exploitation des algues marines et des partenaires
de ce projet, notamment Richard Martorelle, président de la Technopole
Réunion, où l’exploitation des algues pourrait trouver,
avec l’incubateur, des applications innovantes.
Durvillea et Macrocystis
Étaient également invités le professeur
Delepine, qui a consacré trente-six années de recherche aux
algues des Kerguelen ; des représentants du comité de pilotage
de l’industrie (CPI), qui fut par le passé à l’initiative
d’une étude de faisabilité sur ce thème et des
membres de l’ARVAM - pour la valorisation du milieu marin - dont les
plongeurs vont jouer un rôle essentiel lors de la prochaine mission
scientifique.
Celle-ci doit en effet consister en une collecte pertinente d’une
trentaine d’algues environ, sur toutes celles déjà recensées.
Selon l’universitaire Jean-Claude Pieribattesti, qui fait partie de
l’équipe du Marion Dufresne, les deux algues maîtresses,
les deux plus répandues, sont la Durvillea et l’algue Macrocystis.
La mission va notamment étudier la densité en algues sur différents
sites et préparer une “récolte” qui pourrait avoir
lieu l’année prochaine. "Les algues ont des applications
dans les domaines de la santé, comme compléments alimentaires
et en cosmétologie, ainsi que dans l’agroalimentaire. Et c’est
une ressource considérable, dont la reproduction rapide permet des
prélèvements chiffrés en dizaines de milliers de tonnes"
a commenté Jean-Claude Pieribattesti.