« Quiconque
travaille a droit à une rémunération équitable
et satisfaisante lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence
conforme à la dignité humaine et complétée,
s’il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale »
Article 23-3
de la déclaration universelle des Droits de l’Homme
Ces deux concepts qui n'ont pas vingt ans peuvent faire partie
des pièges de notre société. Qui peut dire : "je
suis contre le commerce équitable" ou "Je ne vois pas où
mène le développement durable!"? Personne! Donc ces toutes
jeunes notions font forcément l'unanimité. Et tout le monde
de se draper dans le voile du commerce équitable, y compris les multinationales
qui voient là un nouveau moyen d'accroître encore leurs bénéfices
en aguichant le chaland bien pensant, persuadé qu'en achetant le produit
labélisé "Commerce équitable", il peut s'endormir
la conscience tranquille. Ce serait trop facile...
"Quand on ne peut pas combattre un mouvement ou une
idée, il faut le récupérer" (et vice-versa!),
tel pourrait être le crédo du monde ultralibéral qui tend
à s'imposer. En ce qui concerne le commerce équitable et le développement
durable, il a réussi cette récupération avec maestria.
Ce qui rend les choses plus faciles pour ceux qui souhaitent les pratiquer honnêtement,
puisqu'ils n'ont plus d'ennemis déclarés, mais brouille les cartes
et rend les choix beaucoup plus complexes pour les consommateurs désireux
de devenir des "consom'acteurs" qui doivent faire preuve d'un grand
discernement. Qui est sincère? qui pratique l'intox?
La nébuleuse ONG, commerce équitable, développement
durable, aide internationale...
En efet, il s'agit bien là d'une nébuleuse où
tout s'entremêle, s'entrechoque, s'interpénètre avec tout
ce que cela suppose de rapports de force, de trafics d'influences tant les sommes
en jeu sont énormes, colossales. La récente mobilisation autour
du tsunami de l'Océan Indien en est une parfaite illustration. Les sommes
récoltées sont tellement énormes qu'elles défient
l'imagination : des milliards de dollars. Quand on les met en rapport avec le
PNB de certains des pays concernés, on ne peut que rester perplexe.
Combien d'organismes ont appelé à envoyer des
dons, combien ont-ils récolté? Quel est le total final de toutes
ces sommes? Autant de questions qui resteront sans réponse. Les seules
organisations qui semblent vraiment respectables sont celles qui ont annoncé
: "N'envoyez plus vos dons pour le tsunami, nous n'avons pas les moyens
techniques et logistiques pour les dépenser...(en revanche il existe
d'autres fronts sur lesquels nous avons encore besoin de votre aide...)"
Ceux qui ont gardé le silence en engrangeant encore et toujours plus
d'argent ne peuvent qu'être suspects. En effet, il arrive un moment où
toute la bonne volonté du monde se heurte à des réalités
matérielles. Est-ce qu'un milliardaire au milieu du désert a plus
de chances de s'en sortir qu'un pauvre? Non. Il en va de même en matière
d'assistance à des pays ou des régions confrontés à
une catastrophe naturelle. Il arrive un moment où l'argent ne suffit
pas. D'autant que ces organismes seront obligés de "bidouiller"
leurs comptes quand ils s'apercevront qu'ils n'arrivent pas à utiliser
les sommes collectées pour le poste prévu, des sommes qui, imputées
sur un poste bien précis, seraient normalement inutilisables sur d'autres
actions.
Alors, que faire, quelle attitude prendre pour, malgré
tout agir, sans pour autant voir nos actions détournées de notre
objectif premier? A part, être vigilant, très vigilant et peut-être
privilégier les petites actions ponctuelles mais efficaces car agissant
directement sous forme de projets peut-être moins ambitieux mais efficaces.
Préférer les petites structures aux objectifs clairement annoncés
et contrôlables...
Ces pages leur sont consacrées : les actions et les
besoins ne manquent malheureseument pas dans la région... Nous abordons
également certains modes de développement qui sortent du schéma
classique de développement selon l'Occident trop souvent inadapté
aux cultures locales, les initiatives concernant la gestion durable de l'environnement
: énergie, matières premières, transports.
Le développement durable et l'Océan indien :
contenu du chapitre
Ethnik.org :
Ethnik.org est une association loi de 1901 crée en Fevrier 2000. Elle s'est constituée autour d'une double volonté : accompagner la globalisation de l'économie par la mondialisation du progrès social, économique et culturel et favoriser les échanges Nord-Sud. Son action consiste notamment à mettre en place des plateformes de commerce équitable. Une équipe d'une quinzaine de personnes, intergénérationnelle, engagée et professionnelle la fait vivre.
Colloque : développement durable : leçons et perspectives :
Le concept de développement durable vise à réconcilier le développement économique et social, la protection de l'environnement et la conservation des ressources naturelles. En 1987, les Nations-Unies ont défini le développement durable comme un « développement répondant aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ». Le développement durable vise donc trois objectifs : l'intégrité écologique, l'équité entre les nations, les individus et les générations, et l'efficacité économique.
Mediaterre :
Médiaterre concourre à la mise en œuvre du développement durable dans l'espace francophone par la diffusion et l'échange d'informations. Il s’appuie sur deux principes : le premier considérant l’information et les connaissances comme un bien public, le second, issu des principes de gouvernance multiacteurs, vise les échanges au sein d’une large communauté nationale et internationale concernée par l'environnement et le développement durable. Ainsi, les objectifs du projet sont de contribuer à la réduction de la fracture numérique Nord/Sud et au renforcement des capacités en permettant les échanges entre acteurs du développement durable.
L'électricité dans l'Océan Indien :
Une des principales difficultés pour amener les îles au niveau d'équipement des régions continentales tient dans l'alimentation en eau et dans la production d'électricité. Dans l'Océan Indien, les solutions alternatives ne manquent pas, de la canne à sucre à l'énergie solaire...
Riddac :
Fondé en 1999, le Réseau d’Information sur le développement durable en Afrique Centrale (RIDDAC) a pour but d’établir une plate-forme permanente d’échange et de diffusion de l’information sur les problématiques du développement durable en Afrique Centrale, de manière à susciter, faciliter et à encourager les débats constructifs entre les différents acteurs (Etats et administrations publiques, collectivités locales, secteur privé, milieux de la recherche, associations et société civile) sur un développement prenant en considération les impératifs environnementaux et d’équité sociale.